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Les premières sculptures de Maxime Thoreau empruntent au réel. Tout commence par une recherche d’images qui viennent constituer une base de donnée. Il vient ensuite puiser dans cette base de donnée afin de reproduire, par la sculpture, des objets techniques. C’est à dire des objets dont la forme n’est induite que par leur fonction. Il s’agît de s’intéresser à des formes qui ne sont pas la résultante d’une recherche esthétique que l’on peut retrouver dans les objets domestiques. Par l’utilisation d’une forme existante Maxime Thoreau cherche à se détacher de sa production, comme une sculpture anonyme, orpheline. Par un important travail sur la matière l’artiste se fait presque son propre artisan. Depuis peu l’origine des formes employées est différente. Le duo « forme/fonction » est toujours présent mais un rapport à la fiction vient s’adjoindre au travail. Aux premières images d’objets techniques viennent s’ajouter les images des sculptures produites. C’est ainsi que des détails, des fragments de sculptures plus anciennes viennent se greffer sur les nouveaux objets produits. L’objet technique n’est plus seulement reproduis, il est parfois mimé, imité. L’artiste puise aussi dans l’univers du cinéma, notamment de science fiction. Dans des objets dont l’esthétique est résolument tournée vers un semblant d’utile: une fiction fonctionnelle ou bien une fonction fictionnelle ?

Maxime Thoreau mainly takes inspiration from preexisting objects. First, he begins by searching on the internet in order to make a kind of database of pictures, sketches and technical drawings which he then reproduces as sculptural forms. The main focus of the work is then to find objects that are not specifically designed with aesthetic concerns in mind, but instead whose forms are simply the result of their function. By using a readymade shape, Thoreau attempts to minimize his own intentionality in his work, like a « sculpture anonyme ». Despite this distance, the labor of physically realizing the work remains necessary ; the artist fabricates each piece himself. Recently the origin of his sculptures is quite different. The dichotomy of « form/function » remains, but the notion of fiction is added. The technical object is not just replicated, but is almost a fake, an imitation. Not just taken as is, but instead presented as an amalgamation of multiple works and multiple perspectives.
The artist also takes inspiration from the cinema, and especially from science-fiction. A genre where the objects are certainly designed to appear technically sound, but are indeed merely artifice.
Une fiction fonctionnelle ou une fonction fictionnelle ? (A functional fiction or a fictional function ?)

maxime.thoreau@gmail.com